Autres manifestations de la saison 2019

10h : Messe à la chapelle

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11h30 : Assemblée générale de l’association

L’assemblée générale aura lieu salle Philippe de Dieuleveult, au Minihic sur Rance.

Elle sera suivie d’un déjeuner sur réservation exclusivement.

Réservations : (A venir)

Trois maisons de plaisance

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La malouinère est une demeure de campagne, charmante et confortable, une « maison des champs », construite par de riches négociants, corsaires ou explorateurs malouins aux XVIIe et XVIIIe siècle. Dès le XVIe siècle Saint-Malo est un port mondial dont la richesse repose sur la pêche à la morue à Terre-Neuve, l’exportation des toiles de Bretagne et le commerce avec l’Espagne. A partir du XVIIe certains armateurs amassent des fortunes considérables avec la « Course » (guerre navale contre les anglais et les hollandais, autorisée par l’Amirauté Française qui délivrait aux armateurs des lettres de marque), le commerce maritime avec les Pays-Bas (Delft), l’Italie (marbre), l’Espagne (cuir), le Chili et le Pérou (métaux précieux). Ils acquièrent également des privilèges dans la Compagnie des Indes et développent aussi le commerce triangulaire Afrique-Antilles-Europe (trafic d’esclaves).

La plupart des malouinières furent construites entre 1650 et 1730 dans un rayon de 12 à 15 km autour de Saint-Malo par les « Messieurs de Saint-Malo » insatisfaits de l’espace exigu de la ville « intra-muros » (qui ne représentait que 18 hectares pour 20.000 habitants en 1750) mais qui souhaitaient rester à proximité de la sécurité des remparts de la ville en cas de visite impromptue des Anglais, tout en étant à la campagne, au maximum à une heure de cheval de la ville et de leurs activités professionnelles. Cela leur permettait également de vider discrètement leurs bateaux revenus des Indes d’un contenu précieux avant l’arrivée des percepteurs d’impôts du Roi. Les murs des malouinières étant très épais, ils servaient souvent de cachette pour les soieries indiennes ou chinoises par exemple, qu’il était interdit d’importer sous Louis XIV.

L’influence de Garangeau, disciple de Vauban, et directeur des fortifications de Saint-Malo, sera très nette dans l’architecture de ce nouveau type de demeure noble. Ces malouinières étaient le plus souvent construites en pierres de pays enduites d’un crépi. La façade a une symétrie à l’horizontale et à la verticale. Les toits très hauts ainsi que les cheminées sont très caractéristiques, copiés sur ceux des grands hôtels situés dans les remparts. Symbole de leurs richesses, ces maisons sont entourées de jardins à la française, souvent avec des bassins, des pièces d’eau. L’intérieur des malouinières contraste avec leur apparence austère : boiseries sculptées, dallage de marbre, toiles peintes des Indes, papiers peints panoramiques. Le mobilier évoque les voyages des navires : commodes et buffets en bois des îles, vaisselle en porcelaine de Chine et du Japon, plats en argent du Pérou.
On y trouve fréquemment des pigeonniers qui permettaient aux armateurs d’entretenir des communications avec les ports où leurs bateaux faisaient escale.
Le terme « malouinière » est apparu pour la première fois en 1703 mais ne devient courant qu’au début du XXe siècle où il remplace les termes « maisons des champs », « maisons de plaisance » ou « gentilhommières ».

Sur les 200 à 300 malouinières ayant existé, nombre d’entre elles ont aujourd’hui disparu. L’Inventaire général des monuments français publié en 1975 en recense 112, principalement dans le Clos-Poulet (Pou Alet, la région d’Aleth).

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Malouinière de La Motte Aux Chauff
à Saint-Coulomb

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La malouinière actuelle a été construite en 1660 (inscription sur le linteau de la porte nord) à l’emplacement d’un très ancien manoir daté des années 1030 ayant appartenu à la famille Le Chauff, par les Groult de La Motte descendants d’une famille des Pays-Bas établie en 1430 à St-Malo.
Jusqu’en 1920, une rabine triple de chênes menait à la demeure. Le corps de logis est rectangulaire et couvert d’un grand toit à croupes, à deux pentes, encadré par de hautes cheminées à épaulement. Il se caractérise par une façade percée de trois travées verticales, avec un étage et des lucarnes de toiture aux frontons arrondis. Le logis était flanqué de deux pavillons, seul l’un d’eux subsiste ; du second ne restent que les ruines d’un pan de mur. A l’intérieur, un magnifique escalier de bois occupe le tiers de la maison. 
Derrière le manoir, un gros chêne de 600 ans présente une cicatrice encore visible sous forme d’un bourrelet datant de 1789 : des révolutionnaires tentèrent en vain d’abattre ce géant. Un jardin à la française agrémente le lieu.
La Motte-aux-Chauff est le premier exemple de la maison de plaisance de plan et de composition symétriques dont le modèle se diffuse rapidement dans le Clos-poulet : au Manoir du Blessin à Saint-Méloir-des-Ondes vers 1665, au Petit-Lévy à Paramé en 1667.
Pendant la guerre de 1914-1918, la propriété servit de maison de convalescence aux blessés de guerre.

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Gentilhommière de La Motte-Jean
à Saint-Coulomb

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La Motte-Jean était au XIVe siècle la forteresse des Du Guesclin, où étaient cantonnées les troupes qui surveillaient la côte de la baie du Mont Saint-Michel au Fort la Latte. Acquis et reconstruit par le Marquis du Hindré au XVIe, il est habité par le grand père de Surcouf au XVIIIe.
Ce château Louis XIII tout en longueur est situé le long du ruisseau la Trinité qui sépare Saint-Coulomb de Cancale. Il est un exemple de la recherche par les corsaires et armateurs de Saint-Malo des creux de terrains pour y construire leurs maisons de campagne à l’abri des vents de noroît. Ainsi, seuls les toits émergent des champs environnants. La toiture est basse, les souches de cheminées ne sont pas monumentales.
C’est un édifice d’aspect seigneurial, construit en H, présentant un corps de logis central, percé d’une porte surmontée d’un fronton triangulaire et flanqué de deux pavillons en saillie. Il a servi de modèle à la Gicquelais construite 50 ans plus tard à Saint-Servan. A l’intérieur subsistent un grand escalier renaissance avec une très belle rampe en bois sculpté, des boiseries, deux cuisines à cheminées monumentales, un four double à pain et à pâtisserie, de grandes pièces avec des plafonds à poutres et solives sculptées Renaissance. Il est classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1980.
Cette construction agrandie au XVIIe siècle possède un jardin à la française en contrebas de la terrasse qui est bordé par une peupleraie le long du ruisseau de la Trinité.
Une ancienne tour a été transformée en chapelle, rectangulaire avec son abside au nord. On y entre par la cour de l’ancienne ferme de la Basse Motte-Jean à l’est ou par la tribune depuis la terrasse au sud. Dédiée à la Sainte Trinité, elle a été trans-formée en grenier et cellier. En 1794 elle servit de fosse commune pour les trois cents victimes de la Carmagnole à Cancale.
On trouve également une autre tour carrée contenant 600 boulins, indiquant qu’au XVe siècle la Motte-Jean avait plus de 300 hectares de terre, ce qui correspond à une bande d’un kilomètre sur trois reliant l’anse Du Guesclin au Plessix Bertrand. Il s’agit sans doute d’une tour de défense transformée en pigeonnier. Celui-ci a la particularité d’être cylindrique à l’intérieur dans un corps carré.

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Manoir de la Belle-Noë
à Dol de Bretagne

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Belle-Noë est un manoir édifié en 1710 par le chevalier Georges de la Haye, seigneur d’Andouillé et de Cesson. Il se situe à Dol de Bretagne, à mi-chemin entre Saint-Malo et le Mont-Saint-Michel. Il fut la maison natale de Jean-Baptiste-Henri Durand-Brager (1814-1879), peintre de marine et grand reporter, dessinateur et auteur. En 1826 il devient la propriété de Robert Surcouf. Délaissé par la suite, le manoir est occupé par les anciens métayers, devenus propriétaires en 1922, qui l’utilisent comme bâtiment agricole.
Jusqu’à son rachat par les propriétaires actuels, en 2005, Belle-Noë se trouvait dans un état d’abandon. La couche du palefrenier dans l’écurie, les deux fours à pains dans l’ancien fournil, les planchers « à la malouine » et l’ancien évier au sol dans la cuisine étaient restés tels quels.
Le corps central du logis est flanqué de deux ailes latérales inscrites en saillie légère. La porte principale du manoir est ornée d’un fronton simple. Les gerbières sont placées en créneau au sommet du mur gouttereau. Le manoir comporte également des dépendances, un puits, les vestiges d’un portail d’entrée, deux terrasses, des murs de soutènement et des fossés. Il possédait jadis une chapelle privée aujourd’hui disparue.
Son architecture extérieure (pont dormant enjambant une cour anglaise desservant les communs du rez-de-chaussée) et intérieure (petit couloir passant derrière un salon) témoignent d’une époque où les classes de la société vivaient ensemble sans se mélanger….
Salons, salle à manger ont été restaurés en conservant les décors d’origine. Les chambres sont toutes lambrissées de boiseries d’époque. Le grand grenier en charpenterie de marine ressemble au pont inférieur d’un navire du XVIIIe siècle. Le manoir est inscrit aux monuments historiques depuis 2006.

« Pourquoi la mer est salée »

Enfants âgés de 6 à 10 ans.

Chantal Gautier viendra lire un conte pour enfants à la chapelle.

Ce conte sera précédé d’un goûter et de jeux dans l’enclos de la chapelle si le temps s’y prête.

Mardi 6 août 2019 17h-18h30

Inscriptions à la chapelle, ou en cliquant ici : Inscription Goûter-conté 
(Les inscriptions ne sont pas encore ouvertes !)

La chapelle sera ouverte les samedi et dimanche de 14 à 19 heures

« Errance en cales »

Exposition des peintures de Patrick ABRAHAM

Voir aussi : Les expositions

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Samedi 21 septembre – 20h30
Chants et musique celtiques de la Bretagne à l’Irlande

Concert du groupe YOUHADENN

Louis-Jacques SUIGNARD (chant, percussion), Olivier ADELEN (accordéon diatonique, clavier Rhodes), Hug BESCO (guitare, low whistle, chœur)

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YOUHADENN propose un spectacle unique de chansons bretonnes et de ballades irlandaises sur des arrangements subtils. La richesse et la beauté des répertoires celtiques embarquent les spectateurs dans des contrées mythiques où se mêlent rêve et humour, action et destin, espoir et amour, joie et peine, danse et complainte.
Ce trio puissant (le sens du mot breton « Youhadenn » est un cri plein d’énergie) est composé d’artistes d’excellence à la complicité et à la bonne humeur communicatives. Louis-Jacques Suignard, l’une des plus belles voix de Bretagne, par ailleurs chanteur de kan ha diskan et auteur-compositeur sensible et talentueux, est à l’aise dans tous les registres de la musique celtique traditionnelle dont il saisit et restitue finement les nuances. Fougue et folie furieuse alternent avec tendresse, nostalgie et émotion. Un spectacle vivifiant à recommander absolument pour ce premier passage à Saint Buc.
Le groupe Youhadenn vient de sortir un second album salué par la critique.
« Un trio puissant et détonnant. Une vague de bonne humeur … Une musique Trad-Pop qui groove !  Pétillante comme le cidre, tourbée comme un single malt! »
« Musique vivante et présentation remuante : la complicité de ces trois amis embarque les spectateurs dans une joyeuse connivence …. »

Participation libre

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Découvrir Youhadenn : www.youhadenn.com/