La chapelle Saint Buc

Lieu de culte, la chapelle Saint-Buc fait partie de la paroisse Saint Guillaume de la Rance et se trouve placée sous la responsabilité pastorale du Doyenné de Dinard

 

 

 

 


 

Histoire de la chapelle Saint-Buc

 

Monument Historique datant du XVIIe siècle, la chapelle dite de « Saint-Buc » est située en bordure de la D 114 (Route côtière de Dinan à Dinard), entre Langrolay et Le Minihic-sur-Rance.
L’édifice actuel date probablement de 1631. Il est placé sous le patronage de Sainte-Anne et sous la protection de Saint-Joseph.

La chapelle Sainte-Anne est nichée au centre d’un enclos. En y pénétrant, on remarque une croix sur l’un des piliers du portail, identique à celle placée à l’extérieur au sommet du pignon du chœur. Une autre croix qui lui faisait pendant, a été transformée en calvaire dans l’enclos.
La porte publique, surmontée d’un oculus est ornée d’un curieux décor à trois boules dont la symbolique reste encore mystérieuse à ce jour…

La toiture d’ardoises est à « pureaux décroissants » et le clocheton en forme de dôme abrite une cloche datée de 1631. A remarquer aussi sur la porte principale deux intéressants graffitis de « vaisseaux » (ci-contre) qui laissent supposer que la porte elle-même pourrait être encore plus ancienne…

 

L’intérieur de l’édifice

 

La chapelle comprend une travée unique coiffée d’une voûte en carène lambrissée. Cette dernière était peinte autrefois et frappée du monogramme du Christ.

– Le retable attire le regard par ses polychromies luxuriantes et ses marbres. Sous la croix entre les rampants, on remarquera un joli décor d’albâtre représentant les cornes d’abondance.

– Les lambris du chœur (commandés en 1788 par la famille HAY, armateurs malouins propriétaires du château voisin et de la chapelle qui formaient alors un ensemble) s’apparentent à ceux qui décorent les salons des hôtels Sainte Anne de Saint-Malo à cette époque.

– Les statues du retable datent du XIXe siècle et sont en terre cuite. A noter, la très belle expression des visages du groupe représentant Sainte-Anne apprenant à lire à Marie.

– L’autel en granit très fin et son tombeau sur lequel sont peintes des armoiries du XVIIe sont actuellement recouverts d’une boiserie ornée d’un décor de bois doré.

– Des stalles très simples et sans miséricorde, une table de communion à balustres et le banc seigneurial complètent cet ensemble.

– Une très ancienne statue polychrome de Saint-Pierre, à gauche de la nef, rappelle l’activité du village de Saint-Buc, autrefois tournée vers la mer.
Sur la droite, un joli crucifix lui fait face. Tous deux par leur facture rappellent le style des rétabliers lavallois.

– Une copie d’un tableau du XVIIe, située au-dessus de la porte latérale, représente une descente de croix. L’original, œuvre du peintre italien Annibale Carrache, est à la National Gallery de Londres.

– La cuve baptismale du XIVe, au fond de la chapelle, provient de la région de Vitré et a été offerte récemment par un ami de la chapelle.

– Les vitraux contemporains sont dus au talent du maître-verrier orléanais Louis-René Petit qui, en les réalisant, a su restituer les couleurs utilisées par les maîtres verriers du XVIIe.

 

 

 

Deux pélerinages ont lieu chaque année :

– le 19 mars pour la fête de Saint-Joseph

– le 26 juillet, à l’occasion de la fête de Sainte-Anne, patronne de la chapelle.