Le Château Hébert, à St Enogat

Le château de la Goule aux Fées (devenu par la suite château Hébert) a été construit entre 1873 et 1879 pour l’agent de change parisien Philippe Hébert.

Le château tire son nom initial de la grotte sous-marine à proximité de laquelle il fut construit, sur la pointe de la Roche Pelée à Saint Enogat. Ses toitures à forte pente, ses bandeaux et retours de murs en granite, ses fenêtres hautes et étroites se veulent un hommage à l’architecture des malouinières.
Le domaine de 4,5 ha est un immense parc arboré qui domine le GR 34, avec une vue exceptionnelle de Saint-Malo jusqu’au Cap Fréhel.

Marie-Thérèse Solacroup,
la nièce de Philippe Hébert est née en 1892. Elle obtient les Diplômes d’Etat d’Infirmière, d’Assistante Sociale et de Puéricultrice et consacre toute sa vie aux problèmes d’Assistance et d’Action sociales, particulièrement en faveur de l’Enfance et de la Jeunesse.
Elle hérite de la demeure en 1947 et décide d’y créer un aérium marin sous le nom de Notre-Dame-du-Roc.
A sa mort en 1968, alors adjointe au maire de Dinard chargée des questions sociales, elle lègue la totalité de ses biens, dont l’ensemble de la propriété, à une Fondation, reconnue d’utilité publique en 1970 :
« J’entends affecter la totalité de mes biens et de mes revenus à une fondation destinée à la fois à perpétuer l’œuvre accomplie jusqu’à présent par l’Aérium Notre Dame du Roc et à la développer, l’adapter aux nécessités sociales et scientifiques nouvelles ».

La Fondation comprend trois entités :
– La Maison Notre-Dame du Roc, Maison d’Enfants à Caractère Social créée en 1972, accueille tout au long de l’année 26 enfants, adolescents ou jeunes majeurs, confiés par les services de l’Aide Sociale à l’Enfance.
– Ker Antonia, une maison-pilote pour l’accompagnement de mères, avec de jeunes enfants, confrontées à des violences conjugales.
– L’Institut Marie-Thérèse Solacroup gère les projets initiés par la Fondation. Depuis septembre 2019 une école du numérique solidaire accueille de jeunes adultes au profil atypique, jeunes autistes Asperger, à haut potentiel, ayant des troubles de déficience de l’attention avec hyperactivité, jeunes atteints de troubles « Dys », mais aussi jeunes en décrochage scolaire pour les former aux métiers du numérique en lien avec des entreprises.
– L’Institut est aussi un site d’exception pour accueillir séminaires, forums ou colloques, organisés sur des thèmes que la Fondation soutient.

Ancien Couvent des Carmes au Guildo

L’ancien couvent des Carmes du Guildo se trouve sur la rive droite de l’Arguenon, près du château de Gilles de Bretagne, sur un site occupé depuis l’Antiquité.
Au fil des siècles, l’endroit a été investi pour en faire une véritable citadelle, ce qui est attesté par la construction du château de Gilles de Bretagne dans le prolongement de l’éperon rocheux au début du 13e siècle.

Le site, surplombant l’Arguenon, fut occupé à partir du 13e siècle par les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem. Le pays ayant dû faire face à deux tragédies, la peste et la Guerre de Cent ans, ils avaient établi un port d’aumône pour accueillir les pauvres et les pèlerins.
Deux hôpitaux fondés à la fin du 14e siècle par Charles de Dinan, seigneur du Guildo, étaient situés sur chacune des rives.

Une collégiale fondée par Robert de Dinan en 1420 succéda au port d’aumône.
Au 17e siècle, les membres de cette collégiale entrent en conflit avec le seigneur du Guildo Jean d’Avaucour. A la demande de celui-ci et après accord de l’évêque de Saint-Malo, les carmes se substituent à cette ancienne fondation et s’établissent au couvent du « Bon Port » en 1621.

En 1790 les moines quittent définitivement le couvent devenu bien national avec la Révolution française.
De ce couvent il subsiste aujourd’hui la maison conventuelle et les ruines de l’église et du cloître. Depuis 2017 la restauration du chœur de l’église a été entreprise par les propriétaires actuels avec l’aide de l’Association des Compagnons du Guildo.

Gérard Rembault, propriétaire des lieux et maître conférencier, diplômé de l’École du Louvre nous retracera l’histoire et nous expliquera l’architecture du lieu.

Inscription à la Journée Patrimoine du 19 août 2021
22 € par personne.
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